L'économie sociale, j'achète !

Restez à l'affût cet automne pour l'appel à candidatures en vue de former la prochaine cohorte d'entreprises d'économie sociale participantes

Depuis 2014, l'initiative L'économie sociale, j'achète!, a permis à plus de cinquante entreprises d'économie sociale de développer et d'accroître leurs relations d'affaires avec les institutions publiques et les grandes entreprises privées montréalaises. Le programme offre des formations, des sessions de réseautage et de maillage, des outils de promotion et de sensibilisation.

L'économie sociale, j'achète!, stimule la mise en oeuvre des politiques d'approvisionnement responsable et de développement durable de vingt institutions publiques et grandes entreprises montréalaises qui se sont engagées dans l'initiative jusqu'à présent.

Bilan de l’initiative 2016-2017 - Faits saillants

Une bonne récolte, le cap des 3 millions est franchi !…

  • 38 entreprises d’économie sociale (EÉS) participantes
  • 19 grandes entreprises et institutions publiques (INST) engagées
  • Près de 500 contrats conclus
  • Un chiffre d’affaires global de 3,25 millions de dollars
  • Plus de 600 contacts d'affaires établis entre EÉS et INST
  • 15 INST octroient 5 contrats et plus aux EÉS

Un travail constant qui porte ses fruits…

L’initiative L’économie sociale, j’achète! menée par le CÉSIM ouvre des portes pour des entreprises d’économie sociale résolues à prendre les devants par la suite. Le discours commun du CÉSIM et des EÉS dans leurs relations d’affaires avec les institutions est efficace et permet d’aller plus loin, plus vite : la notoriété de l’économie sociale se propage.

90% des EÉS participantes considèrent que l’initiative L’économie sociale, j’achète! a un effet positif sur leur entreprise et leur permet de décrocher un ou des contrats auparavant inaccessibles

Pour les entreprises d’économie sociale (EÉS)

Relations d’affaires EÉS-INST

  • Élargissement du réseau d’affaires des EÉS facilitant l’accès à des contacts en milieu institutionnel, contacts inaccessibles autrement
  • Renforcement de compétences des EÉS pour attaquer un marché méconnu
  • Meilleure connaissance de la dynamique interne des processus d’achats dans les INST
  • Défi récurrent : se faire connaître et parler aux ''bonnes personnes'', dans un contexte de grande mobilité des acheteurs institutionnels

Relations d’affaires entre EÉS

  • Partage fructueux de connaissances et d’expériences entre les EÉS participantes
  • Création de liens de collaboration et d’affaires entre les EÉS participantes

Capacités entrepreneuriales des EÉS

  • Meilleure structuration et organisation au plan marketing et communications
  • Réactivité accrue aux appels d’offres
  • Standardisation des contrats de ventes
  • Développement de capacités intrapreneuriales chez les employé.e.s

Au final, une récolte fructueuse…

  • Les contrats gré à gré : 80% des contrats sont conclus en mode gré à gré. Ils constituent la meilleure opportunité d’affaires pour bâtir la réputation des EÉS avec les INST, permettant de limiter les risques et les insatisfactions mutuelles
  • Les appels d’offres sur invitation: une autre avenue privilégiée par les EÉS pour contourner les contraintes telles le plus bas soumissionnaire, le trop grand volume, les cautions.
  • Les appels d’offres publics, un défi de taille : les EÉS qui misent sur de gros contrats sont aux prises avec les mêmes règles, les mêmes moyens et les mêmes défis que le privé, avec en plus leur mission sociale à respecter. Elles doivent assumer les exigences de garanties coûteuses (cautions, assurances), de volume important et affronter des concurrents privés en mesure de soumissionner à perte grâce aux profits réalisés sur d’autres contrats. Plusieurs EÉS persistent, leurs propositions se bonifient et certaines finissent par l’emporter. Certaines développent des partenariats entre elles pour améliorer leur pointage dans les gros appels d’offres, alors que d’autres estiment ne pas disposer de moyens financiers et de production suffisants pour continuer la joute des gros contrats.

Pour les institutions publiques et grandes entreprises

  • Une meilleure compréhension et une rétroaction plus rapide au sujet de l’offre de produits et services des EÉS
  • Un réflexe économie sociale en développement à l’interne notamment par l’entremise de ‘’champions’’ institutionnels sensibilisés et agissants qui repèrent les opportunités et les bons contacts à l’interne, pour ensuite les convaincre et les mobiliser :
  • en misant sur la dimension humaine des acheteurs, leurs valeurs personnelles;
  • en invoquant quelques histoires à succès entre EÉS et institutions;
  • en soulignant la qualité professionnelle des produits et services des EÉS, toujours en s’appuyant sur des exemples positifs;
  • en référant à l’engagement stratégique de l’institution (développement durable, approvisionnement responsable, responsabilité sociale) avec des objectifs mesurables.

En somme, l’engagement des partenaires des grandes entreprises et des institutions publiques se déroule par étapes:

  • Information et sensibilisation des ‘’bonnes personnes’’ dans l’organisation, par exemple en passant par l’entremise de la direction des communications ou des responsables des événements corporatifs;
  • Repérage des EÉS par secteurs d’activités correspondant aux besoins actuels ou prévisionnels; à cet effet, le répertoire EÉS de qualité professionnelle est très apprécié;
  • Appui aux activités de maillage entre les EÉS et les acheteurs à l’interne par catégories de biens ou services offerts.

Bref, le cumul progressif de petits et moyens succès permet d’entamer de plus grands projets par la suite.

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