projet sol: faire un pas en arrière...pour aller de l'avant!

01 octobre 2019
  • Portraits d'entreprises

« Pour un organisme, ça fait toujours du bien de prendre le temps de faire un pas en arrière pour se questionner et de profiter d’un regard externe sur ses façons de faire les choses. » - Louis-Simon Larrivée, Projet Sol

Depuis 2013, le Projet Sol met sur pied des lieux d’affaires (principalement des concessions alimentaires, pour le moment) dont la moitié des emplois sont comblés par d’anciens participants des organismes d’insertion professionnelle membres. Son principal client, le Biodôme, a toutefois annoncé sa fermeture pour rénovations majeures au printemps 2018, ce qui a entraîné une restructuration importante de l’entreprise d’économie sociale.

« La fermeture du Biodôme nous a forcés à faire un développement – qui n’était pas nécessairement une croissance, car il fallait absolument trouver une façon d’assurer la prospérité de l’organisme », explique Louis-Simon Larrivée, directeur général du Projet Sol depuis 2015. « C’est surtout lorsque le Biodôme rouvrira que nous verrons l’impact des nouvelles démarches que nous avons entreprises. »

En prévision des rénovations qui avaient été annoncées par Espace pour la vie Montréal (et dont la fin est pour l’instant prévue en décembre 2019), le Projet Sol s’est mis à la recherche de nouveaux clients pour l’implantation et la gestion de services alimentaires qu’il propose. C’est ainsi qu’il a d’abord conclu une entente avec le Stade de soccer de Montréal, où il opère un kiosque alimentaire et des machines distributrices.

« Même s’il est de plus petite envergure, ce contrat a joué un rôle important parce qu’il nous a permis de sortir nos opérations du Biodôme. De revoir et d’adapter ce que nous offrons et nos façons de faire afin d’être en mesure de proposer le service partout. De ne plus être tributaires d’un seul client comme le Biodôme », raconte Larrivée.

Peu de temps après, le Projet Sol a conclu une entente majeure avec le Collège Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse. « Nous avons dû trouver un gros contrat assez rapidement, pour combler la perte de l’autre, et c’est la signature avec le Collège qui nous a permis de poursuivre. Nous assurons maintenant la gestion et l’opération de l’entièreté de ses services alimentaires, et nous continuerons de la faire en parallèle au Biodôme. C’est ce qui entraînera notre croissance à long terme », ajoute-t-il.

Participant de la cohorte actuelle de l’initiative L’économie sociale, j’achète!, le directeur général profite de l’année pour poursuivre la stabilisation de son organisme, redéfinir ses processus de gestion, suivre des formations pour mieux se familiariser avec les différents bâilleurs de fonds et positionner Projet Sol sur l’échiquier de l’économie sociale dans le Grand Montréal.

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