Atelier-découverte : comment décrocher des contrats sur appel d’offres

12 octobre 2017
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Les 4 et 5 octobre derniers, une quinzaine d’entreprises d’économie sociale de l’est de Montréal ont pu en apprendre davantage sur les moyens à mettre en œuvre pour développer des relations d’affaires avec les grandes entreprises et les institutions publiques. Organisés en collaboration avec PME MTL, les ateliers étaient proposés par le CESIM dans le cadre d’un projet PRAM Est de la Ville de Montréal. Ces rencontres ont permis aux entreprises de découvrir l’initiative L’économie sociale, j’achète ! et d’aborder plusieurs problématiques reliées au développement d’affaires et à la commercialisation de leurs produits et services.

En 2013-2015, le CESIM a mené le projet pilote de L’économie sociale, j’achète ! et obtenu un franc succès, générant 200 contrats et un chiffre d’affaires global d’une valeur de 2,5 millions de dollars. Les contrats signés l’ont été pour moitié de gré à gré et pour moitié par appel d’offres. Une deuxième cohorte a été formée en 2016 avec 38 entreprises d’économie sociale qui ont été mises en relation avec 15 grandes entreprises et institutions publiques montréalaises.

Des préoccupations qui se rejoignent
Lors des ateliers, on comptait parmi les entreprises présentes des entreprises en opération depuis plus de 20 ans, comme La Puce, ressource informatique et les Fourchettes de l’Espoir et d’autres, plus récentes, tels le cinéma de quartier Station Vu et la Coopérative de solidarité santé de Montréal.

Toutes témoignent néanmoins du désir de passer à une autre étape de développement, que ce soit une meilleure structuration de l’entreprise, une amélioration de l’image de marque ou la volonté d’accentuer la commercialisation de leurs produits. L’atelier-découverte leur offrait l’occasion de comprendre les objectifs de l’initiative L’économie sociale, j’achète ! tout comme les enjeux de s’engager dans un processus d’appel d’offres public. Les participants ont de plus grandement apprécié les témoignages de La Cuisine collective Hochelaga-Maisonneuve (4 octobre) et d’AXIA Services (5 octobre), deux entreprises d’économie sociale ayant fait l’expérience tangible de soumettre des propositions lors d’appels d’offres publics et obtenu un contrat.

Un exemple inspirant : quand une cuisine collective fait des affaires avec un grand syndicat
Lors de l’atelier du 4 octobre, qui avait lieu au chaleureux café autogéré Rond Point sur la rue Ontario Est, les participants ont été captivés par le témoignage de la Cuisine collective Hochelaga-Maisonneuve (CCHM) qui a décroché en 2016 le contrat de gestion de la nouvelle cafétéria de 150 places des employés de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Benoist de Peyrelongue, directeur général de la CCHM, et Benoit Laberge, directeur de la gestion des bâtiments de la CSN, ont témoigné non seulement du processus d’appel d’offres, mais aussi de l’aventure humaine et du partenariat qui en ont résulté. Benoit Laberge a particulièrement insisté sur la qualité de l’offre, premier critère de sélection. Le fait que la CCHM partage les valeurs de la CSN a été « la cerise sur le gâteau », a-t- il précisé.

Pour Benoist de Peyrelongue, professionnaliser l’image de marque de l’entreprise est un premier pas essentiel, ce qui n’équivaut pas à renoncer à son ADN ni à ses valeurs, au contraire, puisqu’il s’agit de valoriser ce que l’on fait de mieux. Ensuite, les finances doivent être saines : on ne répond pas à un appel d’offres sans avoir les reins solides. Enfin, le directeur de la CCHM insiste sur l’exercice de rigueur imposé par un appel d’offres. Certains processus internes doivent parfois être revus.

L’initiative L’économie sociale, j’achète ! du CESIM a justement l’objectif d’accompagner les entreprises d’économie sociale à intégrer toutes ces notions et à créer des alliances efficaces avec 15 grands acteurs économiques de Montréal qui se sont engagés à développer des liens d’affaires avec elles. Le réseau s’étend chaque année, comptant sur l’expérience collective des entreprises des deux premières cohortes, de véritables ambassadrices de l’économie sociale à Montréal.

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